L’Union nationale des Missions Locales signe deux conventions

L’Union nationale des Missions Locales signe deux conventions, lors de ses rencontres nationales, organisées les 9 et 10 mai 2019 à Montpellier.

La première concerne le SMV (service militaire volontaire). Elle vise à faciliter la connaissance mutuelle ainsi que les échanges d’informations sur les parcours des jeunes accompagnés. L’autre lie l’UNML à WeTechCare et Emmaüs Connect. Elle a pour ambition d’accompagner l’évolution des pratiques d’accompagnement et le développement d’outils numériques d’appui.

Convention avec le SMV

L’UNML signe une convention avec le SMV (service militaire volontaire) pour une durée de trois ans, le 10 mai 2019, à Montpellier. Elle s’inscrit dans la continuité de la précédente convention, signée en 2019.

« point d’étape des situations des jeunes volontaires »

Les objectifs principaux de ce partenariat sont de favoriser la connaissance mutuelle des offres de services et ainsi d’organiser la promotion du SMV auprès des jeunes. Il s’agit aussi de faciliter les parcours pour s’orienter vers le SMV et préparer les sorties du dispositif.

Il prend la forme d’échanges entre les missions locales et les centres du SMV à l’issue de l’engagement des volontaires au sein du SMV afin d’évaluer les actions et les améliorations potentielles. Pour ce faire, un comité de suivi se réunira au moins une fois par an afin de procéder à un point d’étape des situations des jeunes volontaires et dresser un bilan de l’action partenariale.

Le SMV s’engage, notamment, à assurer une présence lors des séances d’informations collectives dans les missions locales. Ces dernières, elles, travailleront à préparer le jeune candidat notamment pour l’acquisition des prérequis. Les régiments et centres SMV informeront, ensuite, les missions locales de la suite donnée au candidat (aptitude, inaptitude médicale, niveau scolaire, etc.) avec un échange de fichiers. Ils inviteront, en outre, les jeunes en candidatures directes et non retenus au SMV à prendre contact avec la mission locale de leur territoire.

Poursuivre l’accompagnement si besoin

Les jeunes du SMV qui se trouvent sans solutions, notamment ceux qui abandonnent, seront orientés par le SMV auprès de la ML. À la sortie du SMV, les missions locales poursuivront l’accompagnement si besoin. Elles fourniront également des informations sur le devenir des jeunes volontaires (accès à l’emploi etc.).

Le SMV est la déclinaison, en métropole, du SMA (service militaire adapté). C’est une formation « comportementale et professionnelle » qui s’appuie sur l’armée. Elle est mise en œuvre dans cinq centres. Dans les territoires concernés, les missions locales sont « le premier prescripteur du SMV », précise le partenariat.

Des outils numériques pour l’accompagnement

Par ailleurs, l’UNML signe une seconde convention, distincte, avec WeTechCare et Emmaüs Connect, pour une durée d’un an. Celle-ci a deux ambitions principales :

  • accompagner l’évolution des pratiques d’accompagnement des parcours des jeunes notamment par la professionnalisation (séminaires de travail, définition des stratégies nationales, régionales et locales…) ;
  • développer et permettre l’appropriation d’outils numériques d’appui à l’accompagnement des parcours des jeunes.

Elle s’inscrit dans la continuité des deux conventions signées successivement avec Emmaüs Connect et WeTechCare en août 2014 et en juin 2017. WeTechCare a, notamment, conçu la plateforme ClicNjob avec des missions Locales.

Support à l’autodiagnostic

Le partenariat vise, entre autres, au développement de supports numériques adaptés à l’accompagnement des parcours des jeunes. Cela concerne, en particulier, l’outil support à l’autodiagnostic en mission locale ou le développement de supports pédagogiques contribuant à la digitalisation de services.

Emmaüs Connect et WeTechcare s’engagent à appuyer le réseau en termes de compétences dans le déploiement de la stratégie numérique, en particulier à l’échelle nationale et régionale (bibliothèque de contenus pédagogiques par exemple).

Source : AEF – Dépêche n°606246